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 Prochaine sortie le 22 mars, sortie au mont St-Michel alsacien,voir le programme dans la rubrique Sorties.


 
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Texte à méditer :     
"Les déceptions ne tuent pas et les espérances font vivre"
  
George Sand

Photos - Sorties 2026 :  2026-03-22 Sortie au Mont-Saint-Michel alsacien

 2026-03-22 Sortie au Mont-Saint-Michel alsacien(46 photos)
Dimanche 22 mars: sortie printanière au Mont Saint-Michel alsacien
Tout le monde ne le sait pas… mais l’Alsace a aussi son Mont Saint-Michel ! Certains l’ont découvert en cette belle journée où le printemps pointait le bout de son nez.
Rendez-vous était donné dans le parking du stade d’Ernolsheim-lès-Saverne, au pied de la barre rocheuse de grès rose qui domine de ses quelque 400m les villages de Saint Jean et Ernolsheim.
Après de bons efforts de covoiturage (5 voitures pour 14 personnes et deux toutous !), nous nous sommes retrouvés dans une ambiance plutôt froide, sous un ciel nuageux, prêts à attaquer une belle montée pour nous réchauffer.  Après cette grimpette d’échauffement, nous étions sur la barre rocheuse pour la journée, avec le rocher du Daubenschlag pour commencer ; certes le panorama sur la plaine était très voilé par les nuages, mais nous avons pu faire une première pause bien méritée  dans (et autour) de l’abri du Club Vosgien. A côté, nous avons découvert les ruines du château du Warthenberg, avec toutes les explications proposées par l’association à l’origine des fouilles, car la découverte de ce château est récente.
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L’itinéraire nous a fait passer ensuite le long du « Hühnerfelsen » (rocher des poules ?) puis du « Kanzenfels » (rocher en forme de chaire du haut duquel il fallait imaginer un druide ou un prêtre en train de prêcher, ou un officier romain en train de haranguer ses troupes…), devant une borne milliaire romaine, au milieu de rochers creusés de cupules (lieu de purification ou de sacrifices ?). Il faut dire que tout ce promontoire rocheux a été habité depuis 7000 ans, par l’homme préhistorique, les celtes, les romains, attirés par les énergies telluriques du lieu, sans compter les sorcières et les fées… Chacun y a laissé quelques empreintes. Et comme il n’y a pas de traces écrites de toutes ces époques, les légendes se sont multipliées.
Le soleil commence à sortir quand nous arrivons à un belvédère sur la plaine, doté d’un double banc déjà réchauffé par les rayons bienfaisants : et si nous mangions là ? Pas difficile de convaincre ceux qui n’ont pas encore faim, l’endroit est favorable et il y fait si bon ! Bon appétit à tous !
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Une fois restaurés, dépassant l’oppidum romain, nous arrivons au « Plattenweg », impressionnant reste d’une chaussée romaine où l’on voit encore les profondes ornières creusées par les roues des chars dans les dalles de grès. Puis nous prenons la direction du sommet du Mont Saint-Michel et de sa chapelle, présente depuis 1371, dédiée à Saint Michel depuis la création de la confrérie Saint-Michel en 1593.
La chapelle est relativement dépouillée, mais lumineuse et « parlante » : on peut y admirer plusieurs représentations de Saint Michel terrassant le dragon, une magnifique statue en bois d’une femme en prière (en remerciement de la population pour la protection de la cité pendant la 2ème guerre mondiale) et qui invite à la prière, et une maquette de la chapelle, de la grotte et du chalet du Club Vosgien. En période de Noël cette maquette accueille une magnifique crèche.
A l’extrémité du promontoire rocheux, une table d’orientation nous informe sur notre situation, mais la cathédrale de Strasbourg reste bien dissimulée dans le voile nuageux !
A côté, le « rond des sorcières », appelé aussi le « Chaudron » ou « l’Ecole des sorcières » nous offre une magnifique occasion de faire une photo de groupe et de chanter notre « Ultreïa », si beau et si joyeux que Roméo, le toutou de Christine et Frédéric, ne peut plus s’arrêter de chanter… ou serait-il touché par l’effet des énergies telluriques du lieu ? un « sort » des sorcières ?
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Toujours est-il que l’endroit est mystérieux : aucune trace écrite n’a pu expliquer le rôle de ce cercle ou bassin, et donc les légendes vont bon train : des fées, ou des sorcières se réunissaient-elles là, pour écouter la « maîtresse » ou pour s’envoler ensemble vers leur lieu favori, le Bastberg, un peu plus à l’Ouest ? Loin de nous envoler, nous, nous descendrons par un escalier à la grotte qui se trouve 11 mètres en-dessous de ce cercle étrange. Ce lieu humide et sombre a dû être habité depuis  le néolithique, des ermites s’y sont succédé, des cultes ont dû y être célébrés et bien sûr les légendes y ont fait vivre fées et sorcières !
Un curieux sarcophage est creusé au milieu de la grotte, tombe anthropomorphe taillée dans la pierre. La tradition populaire y reconnaît la tombe de la sorcière Itha, qui y aurait été emmurée vive sur ordre de son mari, le comte Pierre de Luzelbourg : en effet la magicienne aurait déclenché une tornade dévastatrice, détruisant trois villages en contrebas, sous prétexte de rafraîchir le Comte qui se plaignait de la canicule. Le comte en colère aurait voulu punir son épouse…
Sur une des parois de la grotte, le Hexenloch ou Trou des sorcières est lui aussi à l’origine de croyances étonnantes : cette ouverture était censée guérir des fièvres, maux de dents et de tête et favoriser la fécondité des femmes qui arriveraient  à le traverser.
Toutes ces légendes (ou les énergies du lieu ?) nous ont bien fait rire, et ont boosté notre imagination… Et chacun de voir telle forme de rocher en lit, en fauteuil, en chaise de bébé ou en baignoire… Facile d’imaginer une vie dans cette grotte, fées et sorcières nous ont inspirés et nous avons passé un agréable moment, avant de remonter sur le promontoire, où les bancs au soleil et le chalet du Club Vosgien nous ont permis de prendre un goûter fort apprécié, merci pour ton excellent gâteau, Christine !
Encore quelques pas en forêt vers l’Ouest, et nous entamerons la descente sur Eckartswiller, avec une petite pause devant la « Grotte de Lourdes ». La fatigue (ou l’envie de pas terminer trop vite la journée ?) nous fait ralentir, il y a encore des fleurs à admirer dans les villages d’Eckartswiller et de St Jean… Et nous voilà au-dessus de la sortie du tunnel du TGV qui conduit de l’Alsace à la Lorraine; nous avons passé par tous les temps, depuis le néolithique, redescendons au XXIème siècle !
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Le parking n’est pas loin, comme le moment des au revoir, merci à Saint Jacques, merci à tous les participants, ultreïa et à une prochaine !


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